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Réussir son implantation de prairie : notre série de dossiers

Lectures : 15663 décembre 2016

Voici une série de dossiers pour bien réussir l'implantation de vos prairies

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Une prairie bien implantée produit plus rapidement et pour une plus longue période. Réussir l'implantation est aussi la première condition à satisfaire pour profiter pleinement du potentiel de production et des qualités de l'espèce fourragère et de la variété semée. Soigner l'implantation est donc très rentable. Après avoir choisi une espèce et une variété adaptée à votre situation (sol, climat, exploitation, ...), vous devez viser trois objectifs :

Eviter un échec dû au gel ou à la sécheresse, pour cela:

Bien choisir la période de semis, semer à la bonne période permet :

  • de limiter les risques de destruction par le gel ou la sécheresse

  • d'obtenir des rendements élevés dès les premières exploitations

Obtenir un enracinement exploitant bien le sol, pour cela:

Faire une préparation du sol sans obstacle en profondeur : Un enracinement dense et profond valorisera mieux l'eau et les éléments minéraux du sol, et la prairie résistera mieux à la sécheresse.

Obtenir une pelouse dense et régulière, pour cela:

  • Bien façonner le lit de semences

  • Semer à une densité suffisante

  • Désherber

  • Lutter contre les ravageurs

Un couvert prairial dense et bien réparti réduit la concurrence des adventices entre la levée et le stade plein tallage.

Il rend aussi le pâturage plus aisé : meilleure portance du terrain, herbe plus accessible à la dent des animaux, refus moins nombreux.

Ayant mis ainsi toutes les chances de réussite de votre coté, vous pouvez choisir un programme d'intervention en fonction de votre situation:

  • Semis de fin d'été après une céréale

  • Semis d'automne après récolte d'automne

  • Semis de printemps après récolte d'automne

  • Ressemis d'une prairie permanente

  • Sursemis d'une prairie permanente

Chaque étape va être expliquée plus en détails ci-dessous :

Bien choisir la période de semis

Semée début septembre, cette prairie de ray-grass anglais est maintenant bien armée pour résister à son premier hiver.

La date de semis doit permettre à l'espèce implantée d'arriver à un stade suffisamment avancé pour résister aux premières gelées (cas d'un semis d'été) ou aux premières sécheresses (cas d'un semis de printemps).

Si dans certaines régions ces contraintes amènent à privilégier l'une ou l'autre des périodes de semis, dans de nombreuses régions le choix existe entre le semis de fin d'été ou de printemps.

Pour choisir, vous trouverez ci-dessous les avantages et les inconvénients de ces 2 périodes de semis:

Semis de printemps

boutonplus Terre facile à travailler après un labour d'hiver

boutonplus Saison propice à la pousse de l'herbe ; l'installation est donc plus facile

boutonmoins Risque de sécheresse sur des plantes pas encore bien installées

boutonmoins Rendement relativement faible l'année du semis (pour les espèces pérennes)

boutonmoins Décale la production d'herbe

boutonmoins Moins de jours disponibles pour semer

boutonmoins Davantage de salissement

Semis de fin d'été

boutonplus Sol couvert en hiver (limite les fuites de nitrates, l'érosion)

boutonplus Prairie productive dès le printemps suivant

boutonmoins Sol plus difficile à travailler

boutonmoins Risque de manque d'eau à l'installation

boutonmoins Risque de gel sur des plantes pas encore installées

Les dates de semis de printemps

Les semis de printemps sont intéressants en ressemis de prairies permanentes, derrière des précédents récoltés à l'automne et en zone de montagne (altitude > 500 m). Il présente l'inconvénient de réduire de moitié la production l'année du semis. En outre, il décale la production d'herbe.

Au printemps, les semis doivent être effectués suffisamment tôt pour qu'en cas de sécheresse précoce les jeunes plantules soient déjà bien enracinées.

Il faut cependant éviter de semer trop tôt pour éviter les risques de destruction par le gel : semez au plus tôt aux dates indiquées ci-dessous.

Semez au plus tôt à ces dates :

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Les risques de destruction par le gel seront ainsi limités à moins de 2 années sur 10 (températures < à -5 °C).

Pour les zones de montagne, semez de préférence au printemps dès que le terrain est ressuyé.

Semez au plus tard à ces dates :

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Au-delà, les risques de destruction de la jeune prairie par la sécheresse sont supérieurs à 2 années sur 10.

Pour les zones de montagne, semez de préférence au printemps dès que le terrain est ressuyé.

Les dates de semis de fin d'été

Les semis de fin d'été présentent l'avantage de permettre une production importante dès le printemps suivant. Ils sont, en revanche, déconseillés dans les zones de montagne en raison des risques de gel précoce.

Il faut semer le plus tôt possible dès les premières pluies après la récolte du précédent. Selon les régions, les espèces et leur vitesse d'installation, les semis peuvent être réalisés plus ou moins tard en saison. Il faut que la plante puisse atteindre le stade 4-5 feuilles pour les graminées ou 2-3 feuilles trifoliées pour les légumineuses avant les premières gelées.

Au plus tard, semez à ces dates :

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Au-delà, vous risquez une forte baisse du rendement du premier cycle pour le ray-grass d'Italie ou la destruction des jeunes semis par le gel plus de 2 années sur 10 pour les autres espèces (température < à -5° C pour le ray-grass anglais et -8° C pour les autres espèces).

Préparation du sol

Cherchez à obtenir un sol bien rappuyé, sans discontinuité marquée et se ressuyant très vite en surface.

Un sol ainsi préparé sera bien exploité en profondeur par les racines.

Pour cela le labour sera souvent nécessaire, particulièrement en sols non argileux, en sols compactés en profondeur ou encore ayant souffert de conditions de récolte du précédent (ornières, ...). De même, le labour est indispensable dans les sols qui se ressuient mal.

preparation sol

Matière organique en fond de labour

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Attention au broyage des résidus et à leur enfouissement par le labour, notamment en prairie sur prairie.

Creux en fond de labour

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Attention aux labours insuffisamment rappuyés ou aux compactage avant labour.

Zones compactes en fond de couche arable

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Attention aux semis sans labour sur sol déjà compacté.

Eviter des créer des obstacles au développement des racines

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Un sol bien rappuyé et sans discontinuité est bien exploité par les racines.

Bien façonner le lit de semences

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Les plus grosses mottes de terre ne doivent pas dépasser 3 cm de diamètre.

Obtenir un lit de semence fin et bien émietté

Les semences des plantes fourragères sont de très petite taille : 2 à 4 mm de long, moins de 1 mm d'épaisseur pour les graminées et moins de 1 mm de diamètre pour les légumineuses.

Pour que les semences puissent être humidifiées et puissent germer dans de bonnes conditions, il faut assurer un contact étroit de la semence et des jeunes radicelles avec la terre. Compte tenu de la faible taille des semences, ce contact n'est correctement réalisé que si le lit de semences est fin et bien émietté, les plus grosses mottes de terre ne dépassant pas 3 cm de diamètre.

Semer un sol bien rappuyé

Rappuyez fortement le labour avant le semis. Vous pourrez ainsi semer régulièrement à 1 ou 2 cm. En rappuyant le sol après le semis avec un cultipacker ou un croskill, vous assurerez le passage de l'eau dans le sol vers la graine et éviterez les sols creux. Pour ce travail, n'utilisez pas de rouleau lisse dans les sols où il existe des risques de formation de croûte de battance.

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Avant comme après le semis, on devrait pouvoir rouler à vélo sur le lit de semence.

En sol humide, assurez l'évacuation des eaux de surface

En sol humide et superficiel, semez la prairie sur un travail superficiel ou en semis direct et évacuez les eaux de surface par un réseau de rigoles. En sol humide et profond, semez vos prairies sur des labours en planches étroites (6 m) orientées dans le sens de la pente. Dans tous les cas, connectez votre réseau d'évacuation des eaux de surface avec les fossés les plus proches.

Les accidents à éviter

Un lit de semences hétérogène

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Dans un lit de semences hétérogènes, le contrôle de la profondeur de semis est difficile et la levée mauvaise et échelonnée. 

La présence de nombreuses mottes de 5 cm et plus à la surface du sol

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Les grosses mottes empêchent les jeunes plantules de lever.

Un mauvais contact sol-graine : mottes de plus de 1 cm autour des semences, sol trop soufflé, ...

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Un lit de semences trop motteux entraîne souvent une levée irrégulière. Au printemps, il peut même y avoir destruction complète des jeunes plantules par dessiccation.

La formation d'une croûte de battance

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Elle est favorisée par l'excès de terre fine et l'absence de micro-relief de surface.
Dans les sols limoneux, la création d'un micro-relief de surface après le semis limite la formation des croûtes de battance.

Semer à une densité suffisante

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Les faibles réserves nutritives des semences de plantes fourragères nécessitent de placer les semences à une profondeur de 1 à 2 cm maximum. Les jeunes plantules ont ainsi suffisamment de réserves pour atteindre la surface et la lumière.

Attention : bien que semées à une faible profondeur, il est important que les semences soient toutes enfouies sous la terre. Une semence uniquement déposée sur le sol germe très mal. On risque de voir les jeunes plantules manquer rapidement d'eau et se dessécher.

Choisir la bonne dose de semis

Les doses de semences conseillées pour les différentes espèces doivent assurer un peuplement à la levée d'environ 250 pieds/m2 pour les autres espèces.

tableau densite

Bien répartir les graines

La répartition des graines à la volée ou en lignes espacées de 8 à 12 cm est conseillée chaque fois que la prairie doit être exploitée en pâture. Une distribution régulière des semences sur toute la surface assure une couverture rapide du sol, ce qui améliore la portance de la prairie pour les animaux.
Pour réaliser un semis à la volée, distribuez les graines à la surface d’un lit de semences très bien émietté avec un semoir classique dont les descentes ont été enlevées. Enfouir ensuite les semences par un ou deux passages de cultipacker. Cette technique est bien adaptée aux semis de fin d'été.
Pour semer en lignes, utilisez un semoir dont les descentes sont le plus rapprochées possibles. Cette technique est bien adaptée aux semis de printemps; car elle permet de positionner les graines plus profondément au contact dune couche de terre encore fraîche.

Choisir entre trois modes de semis

  • Le semis sur sol nu est la technique la plus sûre et la plus courante. Son principal avantage est de simplifier et de garantir l'efficacité des opérations culturales : le travail du sol, le semis, la protection se font uniquement en fonction de la ou des espèces prairiales retenues.

  • Le semis sous couvert de ray-grass d'Italie consiste à semer une ou plusieurs espèces pérennes à installation lente avec du ray-grass d'Italie. Ce type de prairie assure une production dès la première année et une bonne pérennité, sous réserve que les substitutions entre espèces se fassent correctement (limitez la dose de semis du ray-grass d'Italie à 6 kg/ha). En semis de fin d'été, le ray-grass d'Italie peut-être remplacé par une céréale d'hiver (orge, seigle, ...), qui sera pâturée ou récoltée en vert au printemps.

  • Le semis sous couvert de céréales de printemps assure une production (pâture, ensilage ou grain) l'année du semis. Celle-ci sera toutefois légèrement réduite, car il faut limiter la croissance de la céréale abri pour ne pas étouffer la plantule. Le semis peut être effectué en 2 passages de semoirs : le premier pour la céréale de printemps, le deuxième pour l'espèce prairiale.

Semoir spécial de semis direct présentant une roue de contrôle de la profondeur de semis à l'avant, un disque ouvreur et une roue plombeuse.

  • Le semis direct avec un semoir spécial. Le semis peut être réalisé sans aucun travail du sol derrière une céréale dont les pailles ont été enlevées ou derrière un maïs récolté dans de bonnes conditions. Si le sol est trop sec ou lorsque le terrain présente des ondulations rendant impossible la maîtrise de la profondeur du semis, il est préférable de pratiquer un léger déchaumage.

Pour des ressemis de prairie, préférez des semoirs dont l'élément semeur est constitué d'un seul disque et qui assure une meilleure maîtrise de la profondeur de semis.

Désherber

La maîtrise des mauvaises herbes est un facteur essentiel à la réussite de l'implantation d'une prairie.

Elle implique un raisonnement de la lutte au niveau de la rotation :

  • en utilisant les possibilités de lutte avec des herbicides performants dans les cultures précédentes (maïs, céréales, ...), en particulier contre les adventices posant problème en prairies (rumex, ...),

  • en profitant des intercultures pour intervenir avec des herbicides non sélectifs et des moyens mécaniques (déchaumage, labour, faux semis, ...).

D'autre part, il est indispensable que l'implantation soit réalisée sur un sol propre, indemne de mauvaises herbes. En effet, des mauvaises herbes déjà installées, d'autant plus s'il s'agit d'espèces pluriannuelles ou vivaces, seront très difficiles à contrôler par la suite.

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Chaque fois que cela est possible, préparez le lit de semences à l'avance, de façon à favoriser la levée des graines de mauvaises herbes avant le semis (technique du faux semis).
En réalisant un désherbage, vous détruirez ainsi une bonne partie du stock de graines d'adventices susceptibles de lever dans la prairie avant l'implantation de celle-ci.
Complétez par un traitement herbicide de post levée en fonction des, mauvaises herbes présentes.

La destruction des dicotyledones

Dans une prairie de graminées

Les solutions sont nombreuses et performantes :

  • les herbicides contenant des matières actives de contact doivent être utilisés sur des mauvaises herbes au stade plantule, dès le stade 3 feuilles de la graminée fourragère,

  • les produits à base de phytohormones restent performants sur des adventices plus développées.

Dans une prairie de luzerne ou de trèfle violet

Les solutions sont plus réduites en nombre et en efficacité :

  • la luzerne peut être désherbée en présemis,

  • ainsi qu'en post levée très précoce, au stade 2 à 4 feuilles trifoliées de la légumineuse.

Dans une prairie d'association graminées + trèfle blanc

Très peu d'herbicides sont disponibles pour désherber une prairie d'association graminée + légumineuse.

La lutte contre les dicotylédones doit être réalisée en post levée précoce de la prairie et des mauvaises herbes, dès le stade 2 feuilles trifoliées de la légumineuse et 3 feuilles de la graminée.

La destruction des graminées

Dans une prairie de graminées

Dans la majorité des cas, la destruction des graminées adventices dans une prairie de graminée ne se justifie pas. Toutefois les seules solutions autorisées ne permettent de détruire les graminées adventices que dans les ray-grass et dans la fétuque élevée.

Dans une prairie de luzerne ou de trèfle violet

La lutte antigraminées est souvent nécessaire.

Lutter contre les ravageurs

Les attaques de parasites souterrains (taupin, ver bLanc, tipule noctuelle) ou de surface (limaces) peuvent entraîner la disparition des jeunes plantules pendant toute la phase d'installation des graminées et légumineuses fourragères.

Il est indispensable de raisonner chaque situation parcellaire. Les attaques des parasites souterrains sont plus fréquentes dans le cas de prairie derrière prairie.

Le taupin

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Ce coléoptère a une larve de couleur jaune paille brillant (ver "fil de fer") qui est présente dans le sol à tout moment de l'année. La mise en place de pots-pièges (INRA-ACTA) permet d'estimer le niveau de risque en fonction du nombre de larves par pot-piège.

Si ce nombre est d'au moins 0.5 larve par piège, un traitement chimique sera nécessaire (les produits autorisés sont indiqués dans l'Index Phytosanitaire de l'ACTA). Par ailleurs, le retournement de la prairie en été limite les populations de taupins.

Le ver blanc

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Il s'agit de la larve du hanneton, facilement reconnaissable à sa couleur blanche, à la position en arc de son corps et à la large tache noire sur l'extrémité dorsale de l'abdomen. Ce ravageur n'a plus l'importance économique qu'il a eu par le passé sauf dans l'Est de la France. Il est possible d'estimer l'abondance des populations larvaires par sondage. Un traitement chimique (les produits autorisés sont indiqués dans l'index Phytosanitaire de l'ACTA) se justifie lorsque l'on dénombre plus de 40 larves au m2 dans la prairie.

La tipule

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Les larves se présentent sous l'aspect d'un ver gris sans patte (contrairement à la chenille de noctuelle). Comme les larves de hanneton ou de taupin, elles se nourrissent des radicelles et du coléoptile des graminées. La destruction de la prairie avant le mois d'août permet de détruire le plus grand nombre des nymphes grâce au dessèchement de la surface du sol par les façon culturales superficielles.

La noctuelle

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Les infestations de la larve de la noctuelle (vers gris) sont difficiles à prévoir, car les papillons peuvent migrer sur plusieurs kilomètres avant de pondre. On ne peut donc envisager de traitement préventif. La lutte ne sera donc que curative avec un produit autorisé (voir l'Index Phytosanitaire de l'ACTA). Cette lutte devra se faire dès l'apparition des premiers dégâts, car la chenille âgée est pratiquement résistante aux insecticides.

Les limaces

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Les attaques de limaces sont à craindre quel que soit le précédent. Un temps doux et humide et un sol motteux favorisent la pullulation des limaces. Leur activité nocturne se manifeste par des plantules coupées et des feuilles lacérées sur la jeune prairie. A ce stade, il est souvent trop tard pour intervenir, car un grand nombre de plantules a pu être dévoré avant de sortir de terre. Il faut donc, mettre en place des pièges (tuile retournée avec appât granulé en dessous dès le semis) et les surveiller tous les jours. Traitez dès que les pièges contiennent 3 à 4 limaces. Continuez à surveiller les pièges après le traitement jusqu'à ce que la jeune prairie soit complètement installée et traitez de nouveau chaque fois que vous observez la présence de limaces sous les pièges.

Semis de fin d'été après une céréale

A cette période de l'année, toutes tes espèces peuvent être semées. Quelle que soit l'espèce, semez dès que possible de façon à ne pas pénaliser la production au printemps.

Le choix de l'itinéraire dépend souvent du contexte dans lequel se situe l'agriculteur : motivation, matériel, type de sol, ...

Les situations argileuses ne sont pas favorables en conditions sèches car l'horizon de surface ne sera pas suffisamment affiné.

La vitesse d'implantation de l'espèce est aussi à prendre en compte : un RGI s'implantant vite pourra plus facilement être implanté en travail superficiel que la fétuque, par exemple, car il craint moins la concurrence par les adventices.

Le labour : la sécurité en sol non argileux

En fin d'été, le semis sur labour est la technique la plus sûre hormis en sol argileux et sec. En effet, la structure du sol en surface sera fine, exempte de résidus végétaux et peu infestée de repousses.Les techniques simplifiées de travail du sol ont l'inconvénient de limiter le ressuyage du sol, ce qui n'est pas favorable à l'implantation des cultures en sol hydromorphe.Cette technique permettra d'implanter correctement une prairie en sol mal nivelé ou compacté en profondeur.Le labour d'été en sol argileux et sec peut nécessiter de rester ouvert environ deux semaines sous l'action du climat. La structure s'affinera et des levées d'adventices pourront avoir lieu en surface. Par contre, en sol de limon, le sol doit être refermé immédiatement après le labour.

Dans tous les cas, le labour doit être réalisé au plus vite après la moisson pour profiter de la fraîcheur résiduelle du sol.

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(1) en cas de levées d'adventices

Dès la récolte de la céréale, préparez aussitôt un lit de semences pour favoriser la levée des graines de mauvaises herbes (technique du faux semis).
Dix à quinze jours avant le semis, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide ou par un passage de herse ou de vibroculteur.
Roulez avec un cultipacker après le semis.

Le travail superficiel : nécessaire en sol argileux ou en sol superficiel

Le semis sur travail superficiel s'impose dans les sols peu profonds (IS à 20 cm) ou dans les sols argileux très difficiles à labourer à cette période de l'année. Il peut également être choisi dans les sols profonds pour le ray-grass d'Italie afin de diminuer les charges d'implantation de la culture et d'améliorer la portance au printemps.

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(1) en cas de levées d'adventices

Effectuez le travail superficiel (déchaumeurs à disques, cultivateurs rotatifs) et préparez le lit de semences dès la récolte de la céréale. Vous favoriserez ainsi la levée des mauvaises herbes (technique du faux semis).
En sols caillouteux, utilisez uniquement des outils à disques.
Dix à quinze jours avant le semis, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide ou par deux passages de déchaumeurs à huit jours d'intervalle.

Le semis direct : à essayer

Cette technique est surtout conseillée pour les espèces à installation rapide comme le ray-grass d'Italie qui auront moins de problèmes de concurrence avec les repousses de la céréale précédente. La seule condition est de disposer de parcelles ne présentant ni ornières ni zones compactes dans la couche arable.

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Maintenez le terrain propre pendant toute l'interculture, avec des herbicides totaux non rémanents.
Il est souhaitable de semer avec un semoir adapté au non labour (Sulky Unidrill, ...).
D'autres techniques de semis à la volée sont intéressantes en particulier pour les jachères: elles nécessitent d'intervenir le plus tôt possible après la moisson. On peut utiliser un épandeur à granulés ou à engrais, le semis sous la barre de coupe ... qui sera ensuite recouvert par un passage de cover-crop très léger.

Semis d'automne après récolte d'automne

Surtout conseillé pour le ray-grass d'Italie

Dans les régions à hiver doux et après une culture récoltée au début de l'automne comme le maïs ensilage, il est souvent possible de semer du ray-grass d'Italie à l'automne. Cette date de semis assure une production maximum au printemps suivant. Le temps disponible est cependant limité d'où l'intérêt des techniques rapides de semis.
Pour les autres espèces, le semis d'automne est envisageable mais la production au printemps suivant est faible. Toutefois, les dates limites conseillées pour chaque espèce ne doivent pas être dépassées. Au-delà de ces dates il faudra reporter les semis au printemps.

Le labour : souvent nécessaire

L'intérêt du labour se fait plus sentir :

  • si vos sols se ressuient mal pendant l'hiver. Vous êtes dans cette situation lorsqu'il est impossible de travailler votre parcelle pendant les 8 à 10 jours qui suivent une période pluvieuse.

  • si la couche arable présente des zones compactées ou des ornières de plus de 10 cm. C'est le cas, par exemple, après des travaux en conditions humides. La face verticale d'une tranchée pratiquée dans la parcelle présente alors très peu de fissures et de trous visibles.

  • si des pailles ont été laissées sur la parcelle.

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(1) si nécessaire

En sol limoneux ou limono-argileux, réalisez un labour émietté en surface.

Effectuez aussitôt la préparation du lit de semences et le semis afin de limiter les risques de perturbation du chantier par les pluies.

En sol argileux, la préparation se fera plus ou moins vite selon l'état initial du sol et selon le climat. En conditions sèches, préférez le non labour. Equipez le tracteur de roues jumelées à l'arrière et d'un rouleau tasseur à l'avant.

Le travail superficiel : un dépannage

Il est possible dans le cas où le labour ne s'impose pas, notamment pour le ray-grass d'Italie. Il est inévitable dans les sols peu profonds (15 à 20 cm).Réalisez le travail superficiel avec un déchaumeur à disques (cover-crop) ou à dents et à disques (néo-déchaumeur) ou un cultivateur rotatif. Intervenez impérativement à un moment où le sol est friable pour éviter la formation de semelles, notamment avec les outils rotatifs. Semez aussitôt. L'utilisation d'un semoir combiné permet de limiter les risques de perturbations du chantier par les pluies.

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(1) si nécessaire

(2) en cas de levées d'adventices

Le semis direct : il reste possible

Comme le travail superficiel, il est possible dans les cas où le labour ne s'impose pas. Il nécessite, en outre, un sol bien nivelé et ressuyé. Cette technique qui a l'avantage de conserver la portance du sol facilite la récolte d'espèces précoces comme le ray-grass d'Italie.

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(1) si nécessaire

(2) en cas de levées d'adventices

En présence de mauvaises herbes, nettoyez au préalable le terrain avec des herbicides totaux non rémanents. Il est souhaitable de semer avec un semoir adapté au non labour (Sulky Unidrill, ...). Le semis à la volée est également possible. Surveillez les limaces après le semis.

Semis de printemps après récolte d'automne

Travail profond en situation compactée

Après une récolte d'automne les périodes optimales de semis des espèces pérennes sont souvent dépassées. Il est alors nécessaire de reporter l'installation de la prairie au printemps. Le labour peut être intéressant pour supprimer les zones compactes laissées par la culture précédente et assurer un ressuyage rapide du lit de semences jusqu'à ce que la jeune prairie soit bien implantée.

La décompaction peut aussi être assurée par des lames obliques (type paraplow), un travail superficiel assurant ensuite la préparation du lit de semences.


En sol argileux : labourez en automne

Il est recommandé de travailler dès la récolte du précédent; car l'alternance de périodes sèches puis humides, action du gel et du dégel, permettent de faire évoluer votre labour. En revanche, au printemps, le labour des sols argileux est difficile, car ceux-ci restent longtemps "plastiques".

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(1) si nécessaire

(2) en cas de levées d'adventices

Dès la récolte du précédent, labourez en recherchant un travail émietté. Préparez sans attendre le lit de semences (cultivateur rotatif, ...).

Quelques jours avant le semis, détruisez les levées de mauvaises herbes avec un herbicide total non rémanent.
Dès que les 4 à 5 premiers centimètres sont ressuyés et que la date favorable est atteinte, semez avec un semoir classique et un tracteur léger.

En sol limono-argileux : labourez en hiver

Les effets du climat hivernal (fissuration, prise en masse) sur ces sols sont moyens ou faibles.

Vous pouvez donc les labourer pendant l'hiver au moment où ils sont friables.

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(1) si nécessaire

(2) en cas de levées d'adventices

Pour ces sols limono-argileux, labourez en fin d'automne - début d'hiver les sols les plus argileux et en fin d'hiver les sols les plus limoneux. Recherchez un travail très émietté.

En présence dun labour motteux, effectuez immédiatement une reprise profonde avec un cultivateur lourd à dents.
Dès que les 10 premiers centimètres sont ressuyés, préparez le lit de semences et semez en un minimum de passages. A partir d'avril, n'hésitez pas à rouler après le semis avec un cultipacker.

En sol limoneux ou sableux : labourez juste avant le semis

Vous avez intérêt à labourer les sols limoneux juste avant le semis, car ils se dégradent rapidement sous l'action du climat (battance, reprise en masse) et du passage des engins agricoles (compactage).

En revanche, ils deviennent friables dès que le sol est ressuyé au printemps.

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(1) si nécessaire

(2) en cas de levées d'adventices

Labourez, préparez le lit de semences et semez aussitôt pour éviter d'être gêné par les pluies.
Si la charrue n'émiette pas assez le sol, effectuez un déchaumage profond juste avant le labour ou reprenez celui-ci avec un cultivateur à dents avant de préparer le lit de semences. A partir d'avril n'hésitez pas à rouler après le semis avec un cultipacker.

Resemis d'une prairie permanente

Détruire l'ancienne prairie

Commencez par détruire l'ancienne prairie

Le ressemis d'une prairie permanente ne se justifie que dans le cas d'une flore très dégradée (plantes à rhizomes, dicotylédones vivaces, pâturins, ...). Quelle que soit la technique de travail du sol envisagée, il faudra commencer par détruire chimiquement la vieille prairie. Dans Le cas contraire, la jeune prairie risque d'être rapidement envahie par des repousses de plantes vivaces indésirables.

Quel que soit le système d'exploitation de la prairie, il faut traiter sur des repousses de 10 à 15 cm de hauteur en croissance active. Si la prairie est récoltée en ensilage ou en foin, veillez à couper l'herbe le plus ras possible. Dans le cas d'une pâture, fauchez les refus juste à la sortie des animaux pour accroître l'efficacité du traitement herbicide et favoriser la décomposition du couvert prairial.

En semis de printemps

Le programme de désherbage est fonction de la flore à détruire :

  • produit à base de glyphosate à l'automne pour les prairies à base de graminées à faible productivité (houlques, pâturins, ...). Traitez en septembre ou octobre avec 3 1/ha dun produit à 360g de glyphosate par litre associé à un surfactant. Doublez la dose en présence de chiendents, agrostis stolonifère, houlque molle, liserons, grande ortie, ronces et tussilage. Limitez les quantités de bouillie à 200 1/ha.

  • hormones au printemps et produit à base de glyphosate à l'automne pour les prairies à base de dicotylédones vivaces (rumex, pissenlit, orties, chardon, tussilage, liserons, ombellifères, ...). Détruisez ces dicotylédones vivaces au printemps après la première ou la deuxième exploitation avec un herbicide à base d'hormones.

N'hésitez pas à faire une deuxième application d'hormones si les espèces à détruire redémarrent.
Détruisez les graminées et les dicotylédones encore présentes à l'automne avec 3 1/ha d'un produit à 360 g de glyphosate par litre associé à un surfactant. Doublez la dose en présence de chiendents, d'agrostis stolonifère ou de houlque molle. Limitez les quantités de bouillie à 200 1/ha.

En semis de fin d'été

La prairie devra être détruite au printemps avec 3 1/ha d'un produit à 360 g de glyphosate par litre associé à un surfactant. Doublez la dose en présence de chiendents, agrostis stolonifère, houlque molle, liserons, grande ortie, ronces et tussilage. Limitez les quantités de bouillie à 200 1/ha.

Quelques jours avant le semis détruisez les levées éventuelles de mauvaises herbes avec un herbicide total non rémanent.

Semer en sol sain et profond

En sol sain et profond, semez au printemps sur labour

En sol sain, il est conseillé de ressemer les prairies dégradées au printemps. Le semis de printemps permet, en effet, de détruire la vieille prairie dès l'automne précédent et dimplanter la prairie sur un terrain parfaitement propre.

Sur sol profond le ressemis peut se faire sur labour. Ce dernier assurer en effet, un excellent nettoyage de la surface par enfouissement du peton ce qui facilite ultérieurement la préparation du lit de semences et le semis.

En sol argileux : labourez en automne

Il est recommandé de travailler dès le début de la réhumectation du sol en automne, car l'alternance de périodes sèches puis humides, action du gel et du dégel permettent de faire évoluer votre labour au maximum. En revanche, au printemps, le labour des sols argileux est difficile, car ceux-ci restent longtemps "plastiques".

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(1) en cas de levées d'adventices

Au cours de l'année précédente, détruisez chimiquement la prairie. Trois semaines à I mois après le traitement herbicide d'automne, déchaumez puis labourez en recherchant un travail émietté. Préparez sans attendre le lit de semences avec un outil énergique (cultivateur rotatif,...).

Dans les sols argileux peu stables, attendez le printemps pour préparer le lit de semences.

Quelques jours avant le semis, détruisez les levées de mauvaises herbes avec un herbicide total non rémanent et faites un traitement préventif contre les ravageurs avec un insecticide du sol.

En sol limono-argileux : labourez en hiver

Les effets du climat hivernal (fissuration, prise en masse) sur ces sols sont moyens ou faibles.

Vous pouvez donc les labourer pendant l'hiver au moment où ils sont friables.

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Au cours de l'année précédente, détruisez chimiquement la prairie. Labourez en fin d'automne - début d'hiver dans les sols les plus argileux et en fin d'hiver dans les sols les plus limoneux. Recherchez un travail très émietté.

Dès que les 10 premiers centimètres sont ressuyés et que la date favorable est atteinte, faites un traitement préventif contre les ravageurs, préparez le lit de semences et semez en un minimum de passages. N'hésitez pas à rouler après le semis avec un cultipacker, s'il y a risque de sécheresse.

En sol limoneux ou sableux : labourez juste avant le semis

Vous avez intérêt à labourer les sols limoneux juste avant le semis, car ils se dégradent rapidement sous l'action du climat (battance, reprise en masse) et du passage des engins agricoles (compactage).

En revanche, ils deviennent friables dès que le sol est ressuyé au printemps.

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(1) selon l'état du terrain

Au cours de l'année précédente, détruisez chimiquement la prairie. Au printemps, labourez, préparez le lit de semences, traitez le sol avec un insecticide et semez aussitôt pour éviter d'être gêné par les pluies. Si la charrue n'émiette pas assez le sol, effectuez un déchaumage profond juste avant le labour. N'hésitez pas à rouler après le semis avec un cultipacker s'il y a risque de sécheresse.

Semer en sol sain et superficiel

En sol sain et superficiel, semez au printemps sans labour

Sur sol sain, il est conseillé de ressemer les prairies dégradées au printemps. Le semis de printemps permet en effet de détruire La vieille prairie dès l'automne précédent et d'implanter la prairie sur un terrain parfaitement propre. Sur sol superficiel, le ressemis se fera sur travail superficiel ou en semis direct. En effet le labour de ces terrains est déconseillé du fait de la présence de roches ou d'une couche de sol peu fertile à faible profondeur.

Le travail superficiel : applicable à toutes les espèces

Cette technique permet d'assurer un semis à profondeur régulière dans un sol parfaitement émietté. Elle convient bien aux espèces à implantation lente et délicate telles que la fètuque élevée et le dactyle. Elle présente, enfin, l'avantage de pouvoir être mise en oeuvre avec des outils classiques.

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(1) en cas de levées d'adventices

Au cours de l'année précédente détruisez chimiquement la prairie. Dès que le sol est friable sur 8 à 10 centimètres au printemps et que la date de semis est atteinte, traitez le sol avec un insecticide, puis réalisez un travail superficiel avec un outil énergique (cultivateur rotatif,...) et semez. Vous pouvez aussi utiliser des semoirs classiques associés à un cultivateur rotatif. S'il y a risque de sécheresse, n'hésitez pas à rouler après le semis avec un cultipacker. Surveillez les limaces à partir du semis.

Le semis direct : obligatoire sur sol en pente et sol caillouteux

Cette technique est particulièrement intéressante dans les terrains pentus et dans les sols caillouteux. Le maintien du matelas végétal en surface limite, en effet, les risques d'érosion.

De plus, les semoirs spéciaux pour semis direct ne remontent pratiquement pas de pierres en surface.

Enfin, cette technique conserve la portance du sol. En revanche, sa réussite suppose une surface régulière, une décomposition complète du pelon et un climat humide pendant la levée.

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(1) en cas de levées d'adventices

Au cours de l'année précédente, détruisez chimiquement la prairie.

Dès que le sol est friable sur 4 à 5 centimètres au printemps et que la date de semis est atteinte, traitez le sol avec un insecticide, détruisez les levées éventuelles de mauvaises herbes et semez avec un semoir spécial.

En situation de plateau ou de pente faible, utilisez un semoir traîné à disques (Unidrill de Sulky). Surveillez les limaces à partir du semis. Les semis directs sont particulièrement sensibles aux dégâts de limaces, ce qui peut conduire à les retarder pour semer à un moment où les températures sont plus élevées.

Semer en sol humide

En sol humide, semez en fin d'été

En sol humide le ressemis d'une prairie permanente au printemps est généralement impossible. Le meilleur compromis consiste à réaliser le travail du sol au début de l'été avant que te terrain ne soit trop dur et à semer en fin d'été. Les interventions dépendront de la profondeur du sol :

  • semis sur travail superficiel ou semis direct et rigolage en sols superficiels

    semis sur labour en planche en sols profonds.

En sol superficiel : rigolage et travail minimum

Sur sol humide et superficiel, les eaux de surface doivent être évacuées par des rigoles débouchant dans des fossés régulièrement entretenus. La prairie est semée sur travail superficiel ou en semis directs.

Le travail superficiel

Il est nécessaire lorsque le sol a été tassé par des pâturages en conditions humides.

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(1) en cas de levées d'adventices

En mai-juin, détruisez chimiquement la prairie avec un produit à base de glyphosate.

En juillet, réalisez le travail superficiel avec un pulvériseur à disques ou un cultivateur rotatif à axe horizontal et préparez aussitôt le lit de semences pour favoriser la levée des graines de mauvaises herbes (technique du faux semis). Faites un traitement préventif avec un insecticide contre les ravageurs et mettez en place le réseau de rigoles.

Au mois d'août, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide. Roulez avec un cultipacker après le semis.

Le semis direct

Il est possible dans le cas où la prairie n'a pas été tassée par des pâturages en conditions humides.

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(1) selon l'état du terrain

En mai-juin, détruisez chimiquement la prairie avec un produit à base de glyphosate. En juillet, réalisez les rigoles d'évacuation des eaux de surface et faites un traitement préventif contre les ravageurs.

Au mois d'août, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide quelques jours avant le semis.

Sur sol profond : labour en planches

Sur sol humide et profond, le labour s'impose pour créer un modelé de surface indispensable à l'évacuation rapide des eaux superficielles et supprimer les tassements dus aux pâturages en conditions humides.

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(1) selon l'état du terrain

En juin, détruisez chimiquement la prairie avec un produit à base de glyphosate.

En juillet, déchaumez avec un pulvériseur à disques ou un cultivateur rotatif à axe horizontal et labourez en planches étroites (6 m). Préparez aussitôt un lit de semences pour favoriser la levée des graines de mauvaises herbes (technique du faux semis) et faites un traitement préventif contre les ravageurs.

En août, débarrassez-vous des levées éventuelles de mauvaises herbes par un traitement herbicide quelques jours avant le semis. Roulez avec un cultipacker après le semis.

Sursemis d'une prairie permanente

Le sursemis consiste à introduire une ou plusieurs espèces dans une prairie permanente à l'occasion d'un désherbage sélectif. Aucun travail du sol n'est effectué en dehors de la ligne de semis.

Introduction de trèfle blanc dans une prairie intensive

Il s'agit de prairies permanentes, constituées essentiellement de graminées à bonne productivité (ray-grass anglais, fétuque élevée,...).

L'introduction de trèfle blanc permet de réduire le coût de la fertilisation azotée tout en maintenant la production. Semez en fin d'été sur une prairie aussi rase que possible (élimination des refus, pâturage ras) après avoir fait un traitement contre les ravageurs.

Utilisez un semoir spécial travaillant des bandes de 8 centimètres de large espacées de 25 à 30 cm (semoir britannique type Strip Seeder de Hunter) ou semoir traîné à disques type Unidrill de Sulky.

Pendant l'installation du trèfle blanc, surveillez les limaces et limitez la concurrence de la prairie en place par des pâturages fréquents.

Amélioration de la flore d'une prairie permanente dégradée

Il s'agit de prairies caractérisées par une forte proportion (70 % et plus) de dicotylédones de qualité médiocre. Le sursemis permet de les remplacer par des graminées et des légumineuses (?) de meilleure valeur fourragère sans détruire la totalité de la prairie.

Au printemps ou en été, détruisez les dicotylédones vivaces avec un herbicide à base d'hormones. Intervenez sur des repousses de 10 cm en croissance active. Dès que la date optimale de semis est atteinte, traitez le sol avec un insecticide et semez sur une prairie aussi rase que possible (élimination des refus, pâturage ras). Utilisez un semoir traîné à disques (Unidrill de Sulky).

Appliquez, immédiatement après le semis, 50 unités d'acide phosphorique et de potasse sous formes solubles (superphosphate et chlorure).
Pendant l'installation des espèces semées, surveillez les limaces et limitez la concurrence de la végétation en place par des pâturages fréquents.

Enrichissement d'un parcours

Les parcours sont des prairies permanentes à très faible productivité présentant souvent des affleurements rocheux, une proportion importante de terre nue et des broussailles. Avant toute opération de semis, broyez les broussailles.

Semez en fin d'été en zone à climat méditerranéen, et au printemps en zone de demi-montagne sans sécheresse estivale marquée.

Utilisez un semoir robuste constitué d'un chisel à dents espacées de 34 cm et d'une caisse de semoir (type Chisel Seeder de Connor-Shea).

Roulez après le semis ou parquez les animaux sur ces parcelles pour assurer le rappuyage du sol sur la graine.

Source : Gnis

Source : http://www.abc-eleveurs.net/cultures/dossiers/315-reussir-son-implantation-de-prairie-notre-serie-de-dossiers

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