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Les graminées fourragères – Le brome

Lectures : 6523 juin 2017

brome sol sain

Il est plus juste de parler des bromes au pluriel, car cette plante regroupe de multiples espèces du monde entier. Certaines de ces espèces, comme le brome inerme dans les pays froids, sont même cultivées depuis longtemps. Les éleveurs français ont le choix entre 2 espèces adaptées à nos climats : le bromecathartique et le brome sitchensis.

La plupart des variétés de brome cathartique sont très alternatives et très remontantes, c'est à dire qu'elles montent à épis dès l'année du semis et ensuite après chaque fauche ou après chaque pâturage.

Il existe cependant des variétés récentes peu alternatives et à remontaison moins forte. Les bromes sitchensis, eux, sont peu alternatifs et moins remontants que les bromes cathartiques.

Autre différence, les cathartiques "démarrent" beaucoup plus tôt en végétation que les sitchensis. Dans certaines régions à hiver doux (Ouest et SudOuest), le brome cathartique n'arrête pratiquement pas sa pousse; c'est pourquoi il est plus sensible à un coup de froid que le sitchensis.

 

Voici notre dossier pour tout savoir sur le Brome :

Description

 

vache brome

Dernier arrivé parmi les principales plantes fourragères de notre pays, le brome a un aspect bien à lui : ses feuilles sont très larges et il talle relativement peu. En fait, le brome ressemble plus à une céréale qu'à une graminée fourragère classique.

ensilage brome

Très productif et facile à conserver, le brome se montre parfait pour l'ensilage.

Les avantages et les limites du brome

Le brome est très facile à installer : il lève pratiquement aussi vite qu'un ray grass d'Italie et peut produire autant. En année sèche, le brome dépasse même nettement en rendement le ray grass d'Italie.

Une plante de fauche très productive : De port dressé, les pieds de brome se fauchent facilement. D'ailleurs, il est vivement recommandé d'exploiter les 2 premières coupes de brome en ensilage ou en foin. Naturellement riche en sucres, l'ensilage de brome se conserve bien. De plus, cet ensilage se distingue par sa valeur alimentaire, sa digestibilité et son appétence. Bien exploitée, une prairie de brome est tout à fait capable, en zone à hiver doux, de fournir 15 à 20 tonnes de matière sèche par hectare et par an.

Une prairie de brome dure normalement 3 ou 4 ans

fourrage brome

Le brome permet de constituer, pour l'hiver, des stocks importants de fourrage de qualité.

Menée avec soin, une parcelle de brome peut même rester productive plus de 4 ans.

En tout cas, les éleveurs qui recherchent une graminée de longue durée en tant que précédent au maïs ensilage doivent connaître le brome.

Le brome est particulièrement appétent

Tous les éleveurs qui font du brome constatent que leurs animaux en raffolent en vert, en ensilage ou en foin. Outre les bovins, vaches laitières et génisses, le brome est aussi très apprécié par les moutons, les agneaux, les chèvres et les chevaux. Même épié, alors que sa valeur alimentaire est déjà moindre, le brome reste facile à faire consommer.

En présence d'eau, le brome continue à pousser en été.

Même quand la température dépasse les 25 C. le brome continue à pousser si on lui fournit de l'eau, alors que la plupart des plantes fourragères sont en sommeil.

Voilà pourquoi on constate qu'en été, le brome réagit de manière spectaculaire à l'irrigation et à la pluie.

 

Le brome est à réserver aux sols sains et légers

brome sol sain

Le brome se comporte très bien dans tous les sols sains, même légers ou filtrants.

Partout où l'on obtient des rendements acceptables en céréales d'hiver, on peut implanter sans crainte une culture de brome.

Par contre, les sols lourds, asphyxiants ou inondés à certaines périodes ne conviennent pas au brome. Enfin, il faut savoir qu'en terrain léger, voire séchant, le brome est une des graminées fourragères les plus productives.

Implantation

Choix de la parcelle

graines brome

Les graines de brome sont longues et barbues. A droite, ces graines ébarbées couleront bien mieux dans le semoir.

Tous les terrains sains, même légers et séchants.

Préparation du sol

contrairement aux autres graminées fourragères, les bromes demandent une préparation qui laisse des mottes en surface, un peu comme pour le blé.

Semis

Les bromes se sèment au semoir à céréales qui seul permet de déposer les graines à environ 2 cm de profondeur avec régularité. Les semences actuellement disponibles dans le commerce sont ébarbées et coulent par conséquent très bien de la trémie du semoir jusqu'aux organes d'enterrage (socs ou disques).

En culture pure. les doses de semis recommandées en conditions normales, selon l'espèce et les conditions de semis vont de 40 à 60 kg/ha. Pour une association, on utilisera 30 à 40 kg/ha de brome et 10kg/ha de luzerne ou de trèfle violet.

Pour des raisons (le compétition, le semis de brome sous couvert d'une céréale est formellement déconseillé.

Désherbage

Une fois installé, le brome présente suffisamment de vigueur pour étouffer les éventuelles mauvaises herbes. Par contre, les levées de brome, du fait de leur faible tallage, sont vulnérables. Il faut donc obligatoirement désherber le terrain avant même le semis. Les produits à base de Néburon, utilisés à la dose de 1 800 g de matière active à l'hectare, permettent de venir à bout des dicotylédones.

Pour les associations brome + luzerne, le Néhuron convient en pré levée. Par contre, pour désherber une culture de brome + trèfle violet, on doit employer exclusivement du Dinosèhe dès le stade "3 feuilles" du trèfle après, il sera trop tard pour intervenir.

A la levée, n'hésitez pas à traiter contre les attaques de limaces, toujours redoutables pour de jeunes semis.

Quelles doses d'engrais apporter sur du brome ?

brome fertilisation azotee

Parmi les graminées fourragères, le brome est une de celles qui répondent le mieux à une forte fertilisation azotée.

A l'image des céréales, le brome valorise bien les fumures copieuses, notamment en azote. Au semis, il est recommandé d'épandre 40 à 60 unités d'acide phosphorique et 10 à 200 unités de potasse. Avant la première exploitation de printemps (ensilage ou foin), on apportera 100 à 120 unités (l'azote et 60 à 80 unités après chaque exploitation.

Chaque année, à l'entrée de l'hiver, on épandra, selon l'objectif de rendement, entre 80 et 150 unités d'acide phosphorique et pratiquement autant de potasse que l'on compte mettre d'azote dans l'année.

Exploitation

vaches laitieres brome

Grâce au brome, ces laitières "hautes performances" sont affourragées en vert pendant toute la belle saison.

Au cours de la première année, il est indispensable de faucher le brome, soit pour l'ensiler, soit pour le distribuer en vert à l'auge. Les années suivantes, il faut également faucher la première pousse. A chaque fois, il faut bien veiller à ne pas "matraquer" le sol avec les engins de récolte car, répétons le, les pieds de brome craignent l'asphyxie. 

Par la suite, à partir de la deuxième exploitation, le brome se prête parfaitement au zéro pâturage. Sauf accident climatique, il fournit une coupe par mois en moyenne depuis la fin du printemps jusqu'en octobre novembre. ('e rythme peut parfaitement être maintenu pendant les mois d'été si le brome profite de l'humidité ou s'il est irrigué. Un conseil il ne faut pas "raser" le brome mais lui laisser 6 cm d'épaisseur au minimum.

Peut-on faire pâturer le brome ?

vaches paturage brome

On peut parfaitement faire pâturer du brome, à condition de retirer les animaux dès que le sol est détrempé.

On sait aujourd'hui qu'il est non seulement possible mais bénéfique de faire pâturer une prairie de brome. Ceci dit, il faut impérativement respecter les 2 règles suivantes :

  • ne faire pâturer que sur sol portant : les pieds des animaux, en conditions humides, risquent d'abîmer à la lois le système racinaire et le plateau de tallage du brome, ce qu'il faut à tout prix éviter. Ainsi, quand le temps pluvieux persiste, mieux vaut retirer le troupeau de la pâture.

  • utiliser la technique du pâturage tournant en cloisonnant la parcelle. Vu l'appétence du brome, il est essentiel de surveiller l'état de la pâture et de faire "tourner" le troupeau d'une parcelle à l'autre dès qu'il y a un risque de surpâturage. Il est également fortement conseillé de faucher les refus dus aux bouses et aux urines des animaux.

Source Gnis

Source : http://www.abc-eleveurs.net/cultures/dossiers/318-les-graminees-fourrageres-le-brome

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