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L’alimentation animale, principale destination des productions végétales

Lectures : 340922 mai 2013

Les matières premières utilisées pour la nourriture des aliments de ferme dépassent, sur la période 2007-2009, cent millions de tonnes par an. Les fourrages grossiers en constituent la plus grande partie. Ils sont la nourriture de base des herbivores. Pour ceux-ci, les aliments concentrés ne sont qu’un apport supplémentaire alors qu’ils constituent l’ensemble de l’alimentation des porcs et des volailles.

Parmi les aliments concentrés, les céréales arrivent en tête, suivies par les tourteaux. Plus de la moitié de l’alimentation concentrée est incorporée dans les aliments composés industriels, le reste étant acheté ou produit à la ferme. En termes de surface, l’alimentation animale mobilise en France 14 millions d’hectares de cultures fourragères et 4 millions de céréales, oléagineux, protéagineux, représentant respectivement 50 % et 14 % des surfaces agricoles françaises.

conjoncture

Dans son ensemble, l’alimentation animale mobilise plus de 100 millions de tonnes de matières premières par an. Les fourrages grossiers – principalement l’herbe des prairies et le maïs fourrager – en constituent la plus grande masse (63 %). Ils sont en effet la nourriture de base des herbivores, dont le cheptel en France est important, avec, fin 2010, 19,6 millions de bovins, 7,7 millions d’ovins, 1,5 million de caprins, et 0,5 million d’équidés présents dans les exploitations agricoles. Le reste de l’alimentation des animaux de ferme est composé d’aliments concentrés, tels que les céréales, les tourteaux, les autres co-produits de transformation.

Riches en énergie et en protéines, les aliments concentrés sont un complément d’alimentation pour les herbivores. Ils constituent par contre l’ensemble de l’alimentation des monogastriques, porcins et volailles. Fin 2010, l’effectif de porcins atteint 13,9 millions de têtes, et celui des volailles 250 millions de têtes. Une partie de ces aliments concentrés est incorporée dans les aliments composés, une autre partie est achetée ou produite à la ferme. En 2010, le chiffre d’affaires global pour les aliments composés s’élevait à 5,4 milliards d’euros.

Les fourrages grossiers, nourriture de base des herbivores

Un quart environ des fourrages grossiers est composé des fourrages annuels, principalement le maïs fourrager. À celui-ci s’ajoutent les plantes sarclées, telles que choux ou betteraves fourragères. Mise à part la paille, les trois quarts restants sont des fourrages pluriannuels. C’est l’herbe des prairies, qu’elles soient temporaires ou permanentes.

Les premières sont semées depuis moins de six ans et les secondes sont des surfaces toujours en herbe, incluant les surfaces toujours en herbe peu productives que sont les parcours, les andes productives et les alpages. Les fourrages dominent dans la nourriture des bovins et des ovins-caprins. C’est principalement le maïs fourrager pour les vaches laitières, et les fourrages pluriannuels pour les autres bovins et les ovins-caprins.

Les bovins sont les principaux destinataires de l’alimentation animale

L’élevage des herbivores valorise les importantes ressources en herbe de la France, en particulier les surfaces toujours en herbe qui ne pourraient être pour une large part l’objet de cultures concurrentes.

Les céréales arrivent en tête des aliments concentrés

Les céréales sont surtout source d’énergie, alors que les oléo-protéagineux et les tourteaux sont plus riches en protéines. Les céréales représentent plus de la moitié des aliments concentrés. Parmi les céréales utilisées pour l’alimentation animale, le blé arrive en tête (9,2 millions de tonnes, en moyenne sur les années 2007 à 2009), suivi par le maïs (6,7 millions de tonnes) et par l’orge (3,9 millions de tonnes).

Les deux tiers des autres céréales sont du triticale, un cinquième de l’avoine. Depuis 2007, la quantité de blé utilisée pour l’alimentation animale tend à baisser, au profit du maïs. Mais en 2009 et 2010, le maïs est lui aussi moins utilisé. Ce mouvement accompagne une réduction générale de l’emploi des aliments concentrés, en accord avec la baisse tendancielle des cheptels.

Les tourteaux, deuxième pilier de l’alimentation animale

Les sous-produits de transformation sont une composante importante de l’alimentation animale. Ils résultent du traitement industriel de matières premières agricoles : leur production fait partie du processus de transformation. S’y trouvent les sous-produits de la minoterie (sons, remoulages), de l’amidonnerie, de la distillerie, de la brasserie, de la sucrerie (pulpes de betteraves) et les tourteaux, qui résultent de l’extraction de l’huile. Le tourteau de soja est le plus important, mais son usage tend à diminuer au profit du tourteau de colza, en particulier pour l‘alimentation des vaches laitières.

Une palette d’aliments variant selon les animaux

L’alimentation des vaches laitières est dominée par le maïs fourrager. Ensuite viennent l’herbe, les tourteaux, les autres co-produits et les céréales. Les proportions d’ensemble cachent la grande variété des systèmes d’élevage, recourrant plus ou moins au maïs fourrager ou à l’herbe. L’herbe reste la base de l’alimentation des autres bovins, complétée par des céréales (12 %) et un peu de tourteau et autres co-produits.

Les autres herbivores – ovins, caprins, chevaux, lapins – consomment principalement des fourrages grossiers, l’herbe et le maïs fourrager, mais la complémentation en aliments concentrés n’est cependant pas négligeable (29 % de l’alimentation).

Plus de la moitié de l’alimentation concentrée passe par les aliments composés

Une grosse part (55 %) des matières premières de l’alimentation concentrée est incorporée dans les aliments composés industriels. Les fabricants d’aliments composés proposent aux éleveurs des aliments adaptés à chaque espèce animale. Ils optimisent la composition de ces aliments, en fonction du prix d’achat des matières premières, tout en respectant les contraintes nutritionnelles. À la charnière entre la production de matières premières agricoles et l’élevage, ils opèrent un lissage des mouvements des prix des achats des éleveurs.

Les flambées des prix des matières premières sembleraient même favoriser le recours aux aliments composés, au détriment des aliments simples disponibles sur le marché ou des matières premières produites sur l’exploitation, qu’il est alors plus intéressant de vendre sur le marché. La production d’aliments composés et la production animale sont étroitement corrélées. Par exemple, pour accroître leur production en période de prix de vente attractif du lait, les producteurs de lait augmentent leur utilisation d’aliments composés pour vaches laitières. On observe ainsi un pic des ventes de cet aliment en 2007/2008 et en 2010/2011.

Une partie des aliments est achetée ou produite à la ferme

Certains éleveurs produisent une partie de l’alimentation de leurs animaux, ou achètent des matières premières auprès d’autres agriculteurs ou auprès de fournisseurs. La proportion des matières premières achetées ou produites à la ferme par rapport à l’ensemble varie selon les produits et selon les animaux destinataires.

Elle est la plus forte pour l’orge (60 %) et les autres céréales (73 %). Elle descend à 50 % pour le maïs et 44 % pour le blé. Elle est plus faible pour les tourteaux. La proportion des matières premières achetées ou produites à la ferme varie aussi beaucoup selon le type d’animal. Elle est proche de 40 % pour les vaches laitières et les autres herbivores. Elle paraît très forte pour les autres bovins. Mais cette estimation est plus fragile, l’estimation des besoins étant plus difficile à établir (cf. encadré page 7/9 dans le document PDF a télécharger en fin de page).

Source :
Agreste
Agreste Synthèses – Moyens de production –Avril 2013 – n° 2013/208

 forum 40 vf

Source : http://www.abc-eleveurs.net/elevages/dossiers/478-l-alimentation-animale-principale-destination-des-productions-vegetales

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