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Traçabilité alimentaire avec la puce électronique

Lectures : 212128 octobre 2013

Pour mieux tracer viandes et produits laitiers, et ainsi limiter les crises sanitaires, l’Union Européenne impose désormais une puce électronique pour les animaux d’élevage.

Cette puce « RFID » devait être obligatoire pour les chèvres et les moutons d’ici juillet 2013.

L’objectif est d’éviter les scandales et fraudes qui entachent l’industrie agro-alimentaire et ses multiples intermédiaires.

boucle electronique
 
Chaque animal est doté de deux boucles d'oreille sur lesquelles est inscrit le numéro de l'animal.

Ce numéro est composé du numéro d'élevage et d'un numéro d'ordre unique pour chaque animal, en quelque sorte le numéro de "Sécurité sociale" des brebis.

Les boucles sont posées à la naissance de l'animal, sur l'oreille droite, avec les mêmes pinces que pour les boucles standards.

boucle oreille droite animal

poseur boucle

Une gestion informatisée pour une meilleure traçabilité

Initiée en 2005 à l’échelle européenne, la réforme de l’identification et de la traçabilité des moutons et des chèvres a pour but « d’améliorer la gestion des crises sanitaires liées aux maladies animales », grâce aux transpondeurs.

Les boucles sont lues même si elles sont salies, la lecture est fiable et rapide. La lecture se fait avec un appareil spécifique, un lecteur de boucles électroniques.

Pour constituer des lots, pour la vente, pour la reproduction ou pour le suivi sanitaire ... Il suffit d'approcher le lecteur de la puce et l'animal est enregistré dans une liste (pas de risque d'erreur de lecture).

Il existe plusieurs types de transpondeurs

Le baton

baton transpondeur2

Deux autres lecteurs existent

Le premier est compact et comporte une antenne intégrée. L'autre, est un bâton muni d'un lecteur de puce sur lequel on fixe un ordinateur de poche (type pocket PC).

lecteur boucle 01 lecteur boucle 02

Grâce à ceci les éleveurs peuvent gérer  toutes les données du troupeau  avec un logiciel, ils y enregistrent tous les mouvements d'animaux et tous les évènements sanitaires. Cette organisation leur permet d'assurer la traçabilité de leurs productions.

Ensuite, une fois enregistrées dans les lecteurs de puces, les informations sont envoyées aux différents établissements départementaux de l’élevage, qui gèrent les bases de données et l’identification des animaux.

Face à la puce : les tatouages

Jusqu’à aujourd’hui les éleveurs tiennent un carnet d’agnelage dans lequel ils notent le numéro de boucle de l’agneau, son sexe, sa date de naissance, la mortalité et le numéro de la mère. Un double de ce carnet est envoyé à l’établissement départemental de l’élevage.

Avec la puce, faciliter les conditions de travail des éleveurs est l’autre argument avancé par le ministère de l’Agriculture.

Quelle sanction ?

En cas de contrôle, la Direction départementale de la protection des populations (l’ancienne Direction des services vétérinaires) peut retirer la prime ovine  aux éleveurs (18 à 20 euros par bête), laquelle entraîne d’autres suppressions d’aides financières (primes « agriculture de montagne », « maintien en agriculture biologique », « aides sur la production fourragère »).

L’État subventionne jusqu’en juillet 2013 l’achat de puces électroniques à hauteur de 70 centimes sur un euro d’achat.

Aucun recyclage prévu

A ce jour, la collecte et le recyclage des boucles électroniques n’est pas organisé.

Fabriquée à partir de silicium, d’argent, de plastique et de cuivre, la puce RFID n’est pas soumise à la taxe écoemballage.

Une partie des éleveurs a aussi des doutes sur l’innocuité du bouclage électronique. « Boucles plus lourdes et plus serrées, risque d’arthrite augmenté, sensibilité aux champs électriques. Ce qui leur semblent contraire à l’attention portée au bien-être animal ».

Cet été...

La Chambre d’agriculture d’Ardèche a demandé au ministre que l’identification électronique des petits ruminants ne soit pas obligatoire.

Les élus se sont réunis le 25 juin, et ont voté à l’unanimité cette motion.

Ils estiment que le passage aux transpondeurs devrait rester volontaire.

L’arreté du 13 juin repousse donc l’obligation d’identification électronique à la fin 2014.

Source : http://www.abc-eleveurs.net/elevages/dossiers/748-tracabilite-alimentaire-avec-la-puce-electronique

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