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La ventilation dans le bâtiment d’élevage

Lectures : 22212 janvier 2018

La ventilation d’un bâtiment d’élevage, qu’il s’agisse d’un bâtiment abritant les veaux nouvellement nés ou les vaches laitières, est d’une importance capitale. L’attention doit être portée sur l’air frais. Les vaches laitières ont besoin d’un air frais et sain, constamment renouvelé, pour leur permettre d’atteindre leur potentiel de production. Un environnement très humide, la présence d’ammoniac, les agents pathogènes et les concentrations de poussière que l’on retrouve dans les structures non ventilées sont autant de conditions défavorables au bien-être des animaux. Un air vicié affecte négativement la production et la qualité du lait.

Ventilation 530

Le système de ventilation des bâtiments d’élevage doit éviter un niveau d’humidité élevé pendant l’hiver et une température élevée en été. La partie avant des stalles et les séparations doivent être ouvertes pour permettre à l’air de circuler parmi les vaches. Recherchez les zones de condensation excessive et les dommages causés par l’humidité, en particulier sur le toit. La présence de toiles d’araignée révèle souvent que la circulation de l’air est inadaptée. Il existe d’autres signes d’une mauvaise ventilation, tels que les odeurs d’ammoniaque, des toux excessives, un écoulement nasal ou une respiration la bouche ouverte chez les vaches. Si vous passez vos doigts dans le pelage d’une vache, il ne devrait pas être humide si le bâtiment est correctement ventilé.

Une bonne ventilation consiste à renouveler l’air du bâtiment d’élevage avec de l’air extérieur, et ceci de manière uniforme dans tout le bâtiment. La vitesse de brassage de l’air nécessaire dépend de différentes variables, dont les conditions de l’air extérieur (température et taux d’humidité), la taille du troupeau et la densité. Un système de ventilation performant assure que la qualité de l’air à l’intérieur du bâtiment est pratiquement identique à celle de l’air extérieur, et ce toute l’année. Dans le bâtiment, les niveaux de concentration d’ammoniac, de la poussière et des agents pathogènes doivent être bas et l’humidité relative doit être au même niveau que celle de l’air extérieur. Les ventilateurs suspendus au-dessus des logettes et des allées favorisent le renouvellement total de l’air dans le bâtiment.

Stress lié à la chaleur et production laitière

Les conséquences consécutives à un stress de chaleur sur la physiologie et la productivité d’un troupeau laitier ont été bien identifiées. La température corporelle d'une vache laitière est de 38,5° C environ. Les premiers signes de chaleur sont déjà visibles lorsque la température atteint 20ºC, lorsque les vaches transpirent et respirent vite. A ce stade, la production de lait peut chuter de 10 % environ.

Indicateurs de stress liés à la chaleur :

  • Température corporelle > 39°C

  • Respiration > 80 mouvements par minute

  • Activité réduite

  • Consommation réduite >10−15 %

  • Production laitière réduite – de 10 à 20 % ou plus

Chaleur et humidité sont à surveiller de près

Pour cette raison, des chercheurs ont créé un outil de surveillance appelé "indice de température et d’humidité des 24 dernières heures"(THI24h). On considère que les vaches vont bien tant que cet indice reste en-dessous de 68.

Des études ont montré que le stress de chaleur en fin de gestation réduisait le poids du veau à la naissance et par conséquent, la production de lait. Les vaches taries logées au frais donnent naissance à des veaux en meilleure santé et produisent plus de lait que les vaches qui ne sont pas protégées de la chaleur. La réponse biologique à d’autres formes de stress telles que la surpopulation, une mauvaise ventilation, un revêtement de sol médiocre ou une stalle de mauvaise qualité n’a pas encore été formellement établie pour les vaches laitières.

Une baisse de la production laitière et du taux de reproduction entrainent des pertes financières pour les éleveurs laitiers. Un certain nombre de mesures peuvent être prises pour minimiser les conséquences du stress lies a la chaleur. Cependant, ces mesures doivent être adaptées aux conditions climatiques du bâtiment d'elevage. Le confort des vaches doit être traite en priorité.

Niveaux de stress liés à la chaleur par rapport à la température et à l’humidité relative :

niveau stress chaleur 350Source : DeLaval 2006 ; Confort de la vache (adapté de Dunham, D. et al, Comment affronter l’été).

Gestion de la ventilation

Comment contrôlez-vous le système d’échange d’air pour que la température ne dépasse pas la température extérieure de plus de cinq degrés ? Cela dépend du type de système de ventilation que vous possédez.

Avec une ventilation naturelle, veillez à ce que les ouvertures des avant-toits soient suffisantes. Pendant la saison froide, elles doivent être ouvertes de cinq centimètres. Dès que la température extérieure monte, ouvrez-les davantage. Vous devez également vérifier que les ouvertures en faîtière sont suffisamment ouvertes. Dans un bâtiment froid et naturellement ventilé, l’ouverture en faîtière devrait être ouverte de cinq centimètres tous les trois mètres dans la largeur du bâtiment et de la moitié pour les ouvertures d’avant-toit de chaque côté. Pour un bâtiment de 30 mètres de large, l’ouverture en faîtière devrait être ouverte de 50 centimètres et les ouvertures des avant-toits de 25 centimètres de chaque côté. Une ventilation naturelle fonctionne au mieux lorsque la pente de toit augmente de 10 centimètres sur une distance de 30 centimètres.

Dans le cas d’une ventilation mécanique, un ventilateur doit fonctionner en continu de manière à conserver la qualité de l’air. Les autres ventilateurs doivent être contrôlés par un thermostat. Programmez les thermostats de manière à maintenir la température de l’air la plus basse possible pour assurer le bien-être des animaux. Réglez les entrées d’air en fonction de la vitesse de brassage produite par les ventilateurs. Le système d’entrée doit diriger l’air loin des animaux pour éviter les courants d’air en hiver.

Ventilation dans l’aire de repos

Dans un bâtiment mal ventilé, les vaches ne se coucheront pas facilement car elles respirent mieux lorsqu’elles sont debout. Par conséquent, il est important de s’assurer de la qualité de la ventilation en face des stalles. Le brassage de l’air est important pour diminuer le taux d’humidité et la chaleur dans le bâtiment d’élevage. La condensation, les toiles d’araignées, l’odeur d’ammoniaque, les vaches qui toussent et qui respirent la bouche ouverte sont autant de signes d’une ventilation de mauvaise qualité.

Humidité dans les logettes

L’humidité dans les logettes favorise le développement des bactéries pathogènes. Avec une bonne ventilation et un nettoyage fréquent de la litière, vous aurez des stalles plus sèches avec des niveaux d’humidité plus bas. Ces conditions permettent de réduire le développement des bactéries. Vous pourrez facilement détecter la présence d’humidité sur les murs ou sur le toit de votre bâtiment d’élevage.

Contrôle des mouches dans l’aire de repos

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Source : http://www.abc-eleveurs.net/materiel/dossiers/1447-la-ventilation-dans-le-batiment-d-elevage

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