espace membre

Logo abc-éleveurs

www.abc-eleveurs.net

Garantir la qualité de coupe d'une autochargeuse

Lectures : 16577 juin 2013

autochargeuse 530

Gage d'un bon tassage au silo et d'une bonne conservation, la qualité de coupe du fourrage des remorques ensileuses autochargeuses se dessine au travers de plusieurs détails de la machine, mais aussi de la préparation du chantier.

"La qualité de coupe commence dès la préparation du chantier, annonce un fabricant interrogé. Pour une coupe optimale, il faut que les brins soient perpendiculaires a l'andain, afin qu'ils conservent leur position jusqu'au rotor hacheur. Or, en sortie de lamier de la faucheuse, l'herbe est parallèle au sens d'avancement. L'idéal pour changer l'orientation des brins, c'est de préfaner avec un conditionneur à doigts (mais pas à rouleaux), puis d'andainer avec un appareil à double rotor à andain central." Le conditionneur assure un premier brassage du fourrage, tandis que l'andaineur double fait passer les brins d'herbe de la position parallèle à l'andain à la position perpendiculaire.

Il déconseille en revanche l'andaineur double à dépose latérale qui tend à rouler le fourrage et à former des paquets qui rentrent plus difficilement dans le pick-up et consomme davantage de puissance. A défaut d'andaineur double à dépose centrale, un andaineur simple assure un travail semblable, à condition de ne pas trop chevaucher l'andain formé au premier passage. Qui plus est, l'andaineur à deux rotors à dépose centrale permet de régler au plus juste la largeur de l'andain, afin d'occuper le pick-up de l'autochargeuse sur toute sa largeur: plus le fourrage est étalé régulièrement sur toute la largeur du rotor, meilleure est la qualité de coupe.

Positionner le fourrage devant le rotor

Pour un autre fabricant, la meilleure préparation de chantier consiste à utiliser une faucheuse conditionneuse à doigts doté d'un tapis andaineur. " Non seulement, les brins d'herbe sont bien positionnés, mais l'andain est dépourvu de pierres. Ce qui n'est pas toujours le cas avec un andaineur classique. "

L'étape suivante consiste à bien placer le fourrage devant le rotor. La grande majorité des constructeurs proposent des rotors, dont la largeur est proche de celle du pick-up. Au-dessus de ce dernier, un à deux rouleaux permettent d'étaler le fourrage.

Diamètre et nombre de dents du rotor

Les constructeurs se différencient également sur la conception du rotor, à commencer par le diamètre. La tendance est à l'augmentation du diamètre et donc du poids du rotor. Cela nécessite plus de puissance pour amorcer la rotation. Mais une fois en pleine rotation, l'inertie engendrée gomme les variations de régime et maintient la qualité de coupe constante.

Second critère, le nombre de dents. Selon les modèles, une ou deux dents de rotor passent entre les couteaux. Les deux dents permettent de prendre le brin d'herbe sur toute sa largeur et au plus près du couteau, afin que la coupe soit le plus efficace. Les constructeurs tendent néanmoins vers la stratégie de la dent unique sur laquelle un fer plat est soudé, de façon à accompagner le brin sur sa largeur. Une meilleure qualité de coupe aurait été observée avec une dent unique prolongée d'une pièce plate.

Forme et sécurité des couteaux

La pièce travaillante principale reste le couteau. On distingue deux stratégies, l'une avec des couteaux longs et enveloppant quasiment le fourrage, l'autre avec des couteaux presque positionnés perpendiculairement au flux d'herbe. Les premiers offrent une grande longueur de coupe et agissent comme des ciseaux. Les seconds travaillent de façon plus agressive à la manière d'une hache, ce qui demande plus de puissance : ils proposent deux côtés réversibles.

En contact avec une pierre, le couteau allongé et enveloppant sera moins marqué, mais montrera plus d'impacts qu'un couteau court et perpendiculaire. Pour éviter qu'ils cassent, la plupart des couteaux sont montés sur sécurité à ressort. « Préférez les ressorts travaillant par flexion. Ceux travaillant par étirement tendent à s'encrasser et à perdre de ce fait leur efficacité. » explique un constructeur.

Un bon affûtage est primordial

Mais avoir un couteau bien aiguisé reste la condition primordiale. Certain constructeur se distingue avec un affûtage automatique, qui permet en quatre minutes d'entretenir le fil des couteaux. d'autres proposent un tiroir pivotant à 90° pour accéder facilement aux couteaux. Enfin, certains offre un accès naturellement aisé par l'avant avec ou non un système qui surélève l'avant de l'autochargeuse, en pliant la flèche, couplé à un système d'éjection rapide des couteaux, mécanique ou hydraulique.

Il reste que l'affûtage à l'atelier des couteaux demeure inévitable. « Il existe deux types d'affûteuse : la version standard et celle travaillant a l'eau. Le flux dèau limite l'échauffement du couteau et donc la qualité de trempage de l'acier. De plus, ce type d'affûteuse est proposé avec un guide qui conserve le profil du couteau. En changeant le profil, on peut travailler d'autres couteaux (presse, etc).»

Source : Panorama de Presse Réussir Lait.

forum 40 vf

Source : http://www.abc-eleveurs.net/materiel/dossiers/502-garantir-la-qualite-de-coupe-d-une-autochargeuse

Rejoignez-nous !

Les articles, les jeux concours, les paroles d'éleveurs sont en direct sur

Facebook Twitter Google+

Newsletters ABC

Chaque mois, recevez gratuitement les meilleurs articles sélectionnés par les éleveurs, selon votre filière.

Tentés ?
Regardez les dernières newsletters