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Une fauche de qualité et un bon débit de chantier

Lectures : 224021 juillet 2013

faucheuse frontale combinaison 430x200


Un éleveur dans le Jura, en zone à Comté sur une surface de 70 hectares, dont 60 hectares en herbe, cumule 60 hectares de fauche par saison (30 hectares de foin, 20 à 25 hectares de regain et 5 à 10 hectares de troisième coupe). « Pour concilier un fauche précoce et la récolte en balles rondes, le respect de la durée de séchage est primordial, d'où l'intérêt de pouvoir faucher le plus vite possible, pour ensuite me consacrer au fanage », explique-t-il. Jusqu'à la saison dernière, l'éleveur se contentait d'une faucheuse conditionneuse portée à tambours de 2,10 mètres au débit de chantier trop limité. «Ayant déjà goûté à la combinaison avant/arrière lorsque j'étais associé, je me suis rapidement tourné vers cette solution pour faire évoluer mon débit de chantier », retrace t-il. 

Achetée à l'automne 2008, la faucheuse frontale de 2,80 mètres a fait ses preuves lors de la saison dernière.

«À l'origine, je pensais repartir avec une machine à tambour pour sa qualité de fauche, mais les contraintes de poids et de puissance m'ont finalement conduit à choisir un lamier à disques. »

90 chevaux pour 4,70 mètres de fauche

Et l'éleveur ne regrette pas son choix. "La conception du lamier est très efficace dans des fourrages peu volumineux (3 à 3,5 t/ha), la qualité de fauche est similaire à la machine à tambours", assure-t-il.
"Elle a aussi l'avantage d'être très peu gourmande en puissance. Mon tracteur de 90 chevaux entraîne sans problème les deux faucheuses pour une largeur de travail de 4,70 mètres.
Avec une vitesse de 8 à 11 km/h, j'obtiens un débit de chantier de 3 hectares à l'heure."
 
Cette combinaison peut toutefois paraître surdimensionnée par rapport à la surface de l'exploitation, mais l'éleveur se justifie : « ma faucheuse arrière est amortie et, en ayant diminué sa surface de fauche et la vitesse de travail, je pense pouvoir la faire vieillir plus longtemps. Pour que l'opération soit rentable, j'ai trouvé un relevage avant d'occasion».

Vigilance au transport et dans les courbes

L'éleveur reste toutefois très confiant dans la fiabilité de sa nouvelle machine, « la suspension pendulaire est très efficace, le faible poids de la machine (850 kg) permet des mouvements rapides du lamier. Pour preuve, je n'ai pas changé un seul couteau au cours de la saison malgré l'affleurement de roches dans certaines prairies.
La suspension doit impérativement être bien réglée pour que le lamier travaille à plat.
Ça ne pardonne pas quand on fait trop piquer le lamier.»

Sur le plan de la maniabilité, dans ses petites parcelles au relief mouvementé, « la frontale facilite l'accès aux bordures et aux pointes, sans jamais rouler sur le foin ». L'éleveur regrette toutefois de ne pouvoir faucher en virage que dans un sens. « Le recoupement de seulement 20 centimètres entre les deux lamiers m'oblige à toujours laisser la faucheuse arrière à l'extérieur du virage pour ne pas laisser d'herbe. » Second petit bémol, « avec un outil de 2,80 m à l'avant du tracteur, il faut être vigilant sur nos petites routes sinueuses. Je ne confierais pas l'attelage à un stagiaire sur la route »


Voir aussi notre dossier sur la faucheuse frontale


Source : Réussir lait - Juin 2010

forum 40 vf

Source : http://www.abc-eleveurs.net/materiel/dossiers/558-une-fauche-de-qualite-et-un-bon-debit-de-chantier

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