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Limiter l'impact du robot de traite sur les cellules

Lectures : 2447 juillet 2017

Mieux vaut assainir le troupeau avant d'installer un robot de traite. Cela permet de limiter la dégradation de la concentration en cellules.

 

limiter impact robot 300

Très souvent, après l'installation d'un robot de traite, le niveau de cellules du tank augmente. L'augmentation peut être sévère et le retour à la situation avant robot survient rarement avant six mois.

Comment limiter l'impact financier de cette dégradation?

Une étude sur cinquante-trois exploitations robotisées entre 2001 et 2008 dans les Pays de la Loire a été menée par le GDS 49 et l'école vétérinaire de Nantes (Oniris). 

 

Des exploitations qui ont en moyenne 54 vaches et un quota laitier moyen pour une stalle de 500 000 litres. Les comptages cellulaires individuels et de tank ont été recueillis deux ans avant et deux après l'installation du robot.

Dans trois quarts des élevages, la concentration cellulaire sur les six premiers mois d'utilisation du robot s'est avérée supérieure de plus de 25 000 par rapport à la moyenne constatée deux ans avant l'installation du robot, et pour une bonne moitié de plus de 75 000.

Cette dégradation, pour dix-neuf exploitations, s'est même chiffrée à plus de 125 000 cellules. Quant au nombre d'exploitations étant au moins un mois au-dessus de 400 000 cellules, il a plus que doublé, avec un dépassement en moyenne de 5,5 mois sur 24 mois. « Cette dégradation est causée par une forte augmentation des nouvelles infections mammaires consécutives à des contaminations croisées entre vaches saines et vaches infectées sur l'unique griffe du robot», expliquent les auteurs.

Réformer les animaux infectés chroniques plus d'un an avant

Les auteurs ont par ailleurs constaté que « le pourcentage de nouvelles infections observé après l'installation dépendait de la pression d'infection initiale ». Pour cela, les cinquante-trois exploitations ont été classées en trois groupes selon leurs résultats avant installation: un groupe faible (au moins 11 contrôles sur 22 à moins de 200 000 cellules), un groupe« élevé» (au moins 11 contrôles supérieurs à 260000) et un« moyen». « Les exploitations qui évoluent le plus favorablement sont majoritairement celles où les infections sont gérées correctement depuis plusieurs années, affirment-ils.

C'est plus d'une année avant l'installation du robot qu'il faudrait veiller à bien martriser les infections mammaires afin de minimiser le risque d'âtre pénalisé financièrement.» Toutefois, des concentrations en cellules de moins de 200 000 permettent de limiter la dégradation mais pas de l'éviter. Les auteurs conseillent de réformer les animaux infectés chroniques bien en amont de l'installation du robot, de ne pas saturer la stalle et de respecter une bonne hygiène générale.

Avant tout un problème d'hygiène de bâtiment

Quand les infections mammaires persistent (c'est fréquent), on a tendance à se focaliser sur le robot alors que le problème est ailleurs. Il s'aqit avant tout d'un problème d'hyqiène dans les étables, avec des vaches qui retournent dans les loqettes les sphincters ouverts».

Ce sont souvent des germes de réservoirs d'environnement (et non mammaires) qui sont en cause dans les étables robotisées. Les bactéries contaminent les vaches soit autour du vêlage soit dans la stabulation.

On n'accorde souvent pas assez d'attention aux taries la dernière semaine de gestation; l'état de la litière et du box de vêlaqe ne sont pas terribles, et dès les premiers jours de lactation l'éleveur se retrouve avec des vaches à cellules.»

Une mauvaise fréquentation du robot accentue le problème: « les vaches retournent au bout d'un moment se coucher avec des mamelles trop pleines et les sphincters ouverts ».

Source : Panorama de Presse réussir Lait

Source : http://www.abc-eleveurs.net/materiel/dossiers/586-limiter-l-impact-du-robot-de-traite-sur-les-cellules

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